6 juillet 2008

Les Faucilles

J’ai fait aujourd’hui ma troisième sortie au rapide Les Faucilles à Pointe-des-Cascades.

Le rapide est l’un des endroits où le fleuve Saint-Laurent se déverse dans le lac Saint-Louis. En aval du rapide, l’eau claire du fleuve repousse l’eau brune en provenance de la rivière Outaouais pour former un bassin propice à la plongée.

Le rapide se trouve à quelques coups de pagaie de la descente à bateau du parc des Cascades, un endroit très fréquenté par les plongeurs et les plaisanciers.


Agrandir le planL’autre jour, je suis allé au rapide en kayak en partant de chez moi sur l’île Perrot. Il m’a fallu une quarantaine de minutes pour effectuer la traversée à bord de mon très stable mais très lent Frenzy d’Ocean Kayak.

En plongée, j’ai surtout exploré le côté sud du rapide. Il y a là une petite baie peu profonde où j’ai croisé une multitude de petits poissons: achigans, perchaudes, crapets…

Un vrai garde-manger pour les deux beaux brochets que j’ai débusqué tout au fond de la baie.

C’est aussi dans cette baie que j’ai trouvé une barbotte en train de veiller sur sa portée un peu plus tôt cet été. Sous elle, y avait bien une centaine de petites barbottes formant un essaim compact. C’était spectaculaire.

J’au aussi défié le courant pour explorer le rapide autant que je le pouvais. Ç’a m’a valu de faire une belle rencontre: un lépisosté de grande taille qui est parti comme une fusée avant que j'Ai eu le temps de le photographier.

Je me suis repris en immortilisant ce minuscule fouille-roche...

29 juin 2008

Mon nouveau masque

J’ai profité de l’éclaircie qu’on a eu en fin de journée pour aller essayer mon nouveau masque dans le rapide «Les Faucilles » à Pointe-des-Cascades.

Mon nouveau masque est un Riffe. C’est un masque de plongée en apnée à faible volume, mais avec une seule «vitre» plutôt que deux comme la plupart des modèles. Ça donne un plus grand champ de vision.

J’ai acheté mon masque par Internet sur Freediveshop.com. C’est une boutique en ligne spécialisée en matériel de plongée en apnée et de chasse sous-marine. Elle a été fondée par Roger Yazbeck, un Libanais d’origine qui a déjà vécue à Montréal et qui habite maintenant la Californie. C’est lui qui m’a vendu mon premier vrai bon masque, un Nulla de Picasso. J’étais allé le chercher chez lui à l’Île-des-Sœurs.

Je n’ai pas d’autres images de ma plongée d’aujourd’hui parce que ma caméra s’est embuée sans que je m’en rende compte. C’est dommage parce que j’ai vu quelque chose de très intéressant.

Dans une petite baie tranquille, j’ai trouvé une barbotte qui reposait sur le fond. Elle n’a pas pris la fuite à mon approche et j’ai compris pourquoi en l’examinant de plus près. Sous elle, il y avait des dizaines et des dizaines de bébés barbottes gros comme des tétards qui formaient un essaim compact.

De toute évidence, maman (ou peut-être papa, ça se peut aussi) protégeait sa couvée. J’ai passé plusieurs minutes à les filmer. Mais la buée a tout gâché…

15 juin 2008

Le vieux quai de l'île aux Chats

J’ai commencé ma saison de kayak et de plongée aujourd’hui en faisant une sortie au vieux quai de l’île aux Chats, sur le lac Saint-François, en face de Valleyfield.

C’est vraiment un bel endroit pour faire de la plongée apnée. Sous l’eau, on trouve les restes d’un quai de pierres et de bois. La zone à explorer est très grande. Il y a de nombreuses jetées qui sont très longues et qui partent dans toutes les directions.

Le vestige le plus spectaculaire est cette plateforme faites de grosses billes de bois. Elle est suspendue à deux ou trois mètres du fond et on peut nager en dessous. Les ruines forment un habitat attirant de nombreux poissons. Comme d’habitude, j’ai vu plusieurs gros achigans en longeant les jetées. Celui-là défendait son nid contre les intrus.



Personne n’habite sur l’île aux Chats, mais ce n’est pas tout à fait une île déserte. Elle est occupée par une usine de produits chimique. L’île a depuis longtemps une vocation industrielle. Sans doute parce qu’elle est traversée par le chemin de fer.

Le vieux quai se trouve à l’extrémité est de l’île, dans l’embouchure d’une petite baie.


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Examinez de près la photo de Google Map. On aperçoit les jetées sous l’eau. Comme il n'y a pas d'Accès public à l’île aux Chats, il faut une embarcation pour se rendre au vieux quai.

En kayak, on peut partir du parc Marcil, près de la marina de Valleyfield. À l’extrémité est du parc, il y a une petite plage de sable où on peut facilement mettre son kayak à l’eau.

14 juin 2008

Ma plus belle plongée

Je l’ai fait en Méditerranée, à l’île de Port-Croc, un des plus beaux endroits que j’ai eu l’occasion de visiter.

C’était pendant la semaine de vacances que j’ai passé sur la Côte d’Azur en mai 2006. On avait loué une maisonnette sur la presqu’île de Giens, à quelques kilomètres de la très belle ville de Hyères.

Pour aller sur l’île de Port-Croc, on a pris le bateau-passeur au port de la tour fondue, qui se trouve à l’extrémité de la presqu’île de Giens. L’île ressemble à un repaire de pirates. On débarque dans un petit port, la seule «agglomération » de l’île. On en fait le tour en moins de cinq minutes a pied. Un fortin domine le port et on a l’impression d’être un corsaire.


«À pied» est le seul moyen de transport sur l’île qui est sillonnée de sentiers pédestres. On en a emprunté un pour se rendre à la plage de la Palud, où je voulais plonger. Je ne me souviens pas du nombre de kilomètres, mais c’était une assez longue marche en terrain accidentée. En arrivant à l’anse. Voilà une vue de l’anse où se trouve la plage prise à partir d’un des points les plus élevés du sentier.

En arrivant près de la plage, j’ai vu le fond de la mer et j’ai su que je n’avais pas traîné mon équipement de plongée jusque là pour rien.

Les tâches noires, c’est de la posidonie, une plante marine qui fait des fleurs et qui compose l’essentiel du paysage sous-marin en Méditerranée.

L’eau est froide en Méditerranée en mai. Genre 12 degrés celcius. Pour plonger, j’avais amené en France l’habit isothermique de 5 mm de mon petit frère et je me suis gelé toutes les fois que je suis allée à l’eau.

Durant l’été, il y a un sentier sous-marin balisé à la plage de la Palud et il doit y avoir toujours beaucoup de monde qui plongent à cet endroit. Mais en mai, on était que deux «braves» à l’eau.

Je n’ai pas de photos sous-marines de ma plongée parce que je n’avais de boîtier étanche pour mon appareil photo à ce moment là. La pêche et la chasse sous-marine sont interdites autour de l’île de Port-Croc, alors la faune est abondante. J’ai vu une magnifique pieuvre, des sars, des girelles, deux énormes loups et plein d’autres poissons que j’ai pas identifié.

J’ai plongé à quelques reprises dans les mers coralliennes, aux Bermudes et dans les Keys en Floride, et je dois dire que je préfère le paysage sous-marin méditerranéen. D’accord, c’est moins coloré. L’eau est d’un bleu un peu plus sombre, la posidonie forme des prairies sous-marines et il y a une belle variété de poissons.

Je suis resté à l’eau aussi longtemps que j’ai pu, serrant les bras autour de mon corps pour combattre le froid. Quand j’ai finalement repris pied sur la plage, je n’avais qu’une idée en tête: replonger là un jour.

5 octobre 2007

La pointe-du-Buisson

Il faisait tellement beau aujourd’hui dans le sud du Québec que j’ai vu deux nudistes pratiquer leur loisir favori sur le bord du fleuve. Faire du nudisme au mois d'octobre, c'est quelque chose...

Moi, j’ai plutôt profité de cette magnifique journée pour explorer le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Pointe-des-Cascades. Je suis parti du parc de la Pointe des Cascades, où il y a une descente à bateau situé juste en amont d’une digue d’Hydro-Québec et du rapide Les Faucilles, par où le fleuve s’écoule dans le lac Saint-Louis.

De cet endroit, on n’a pas le choix: il faut remonter le fleuve en pagayant à contre-courant. Heureusement, le courant n’est pas très fort et on progresse sans problème.

Il y a deux grandes îles dans ce secteur: l’île des Cascades et l’île Joubert. Elles sont réunies par une digue de pierres dans lequel il y a… une mince ouverture par laquelle on peut se faufiler en kayak.

Une fois le goulet franchi, on aperçoit sur la rive sud du fleuve Melocheville et le barrage d’Hydro-Québec situé en face. L’île Joubert est assez grande, mais on y trouve qu’un seul chalet. Si vous cherchez un cadeau à me faire…

Pour être poli en présence d'un nudiste, est-ce qu'il faut détourner les yeux ou plutôt le regarder? C'est en réfléchissant à cette question que j’ai remonté le fleuve jusqu’à la Pointe-du-Buisson, un endroit qui était très fréquenté par les Amérindiens et où on trouve aujourd’hui un parc archéologique. Je me suis arrêté sur un îlot rocheux séparé de la pointe par une cascade.

Impossible d’aller plus loin puisqu’il y a en aval des rapides puis un autre barrage d’Hydro-Québec. L’endroit est vraiment magnifique. Du côté est, l’îlot rocheux donne l’impression d’avoir été taillé au couteau. Comme dans un piscine, une série de paliers descendent dans l’eau.


Il n’en fallait pas plus pour que je fasse une petite plongée. En habit isothermique, l’eau du fleuve est encore très bonne. Le fond rocheux façonné par les cascades et très joli, mais je n’ai pas vu beaucoup de poissons. J’ai quand même croisé un brochet, un achigan et tout un troupeau de suceurs occupés à se nourrir sur le fond.

Sur le chemin du retour, j’ai longé la rive nord de fleuve. Au passage, je me suis amusé à explorer les canaux taillés dans la végétation aquatique par des résidents de Pointe-des-Cascades pour accéder au fleuve en bateau.

20 septembre 2007

L'île de la Grosse-Pointe

Aujourd'hui, j’ai fait une excursion en kayak jusqu’à l’île de la Grosse-Pointe, sur le lac Saint-François, au large de Valleyfield. Cette île se trouve à l’embouchure de la baie Saint-François. Pour une raison qui m’échappe, elle n’a pas été colonisée par l’homme. C’est donc une des rares îles désertes du secteur est du lac Saint-François.

Le lac Saint-François est un plan d’eau extraordinaire. Du côté sud de la baie Saint-François, l’eau est cristalline et peu profonde. En kayak, on plane sur un fond de sable exactement comme dans les mers du sud. Je voulais aller plonger à l’île de la Grosse-Pointe parce qu’on signalait sur ma carte marine une ruine sous-marine sur sa rive nord. J’espérais trouver un vieux quai englouti habité par des poissons. J’ai été déçu. À l’endroit indiqué, je n’ai trouvé que quelques grosses pierres sans intérêt. Ce que j’ai vu de plus intéressant, c’est ce morceau de bois qui reposait dans la petite baie au nord de l’île.



Je n’y connais pas grand-chose, mais on dirait vraiment un morceau de bateau. Malheureusement, je n’ai rien trouvé d’autre dans les environs.

J'ai eu plus de plaisir à explorer l'île à pied. La végétation est très dense, mais il y a des sentiers de fortune creusés par les visiteurs.

Un peu partout, il y a des restes de feux de camp et de «party». Les castors ont toutefois l’air d’être les vrais maîtres de l’île. Plusieurs arbres portent les traces de leurs attaques…

10 septembre 2007

L'île à Gaétane

Je suis toujours à la recherche d’île déserte à visiter en kayak, alors quand j’ai aperçu ce petit bout de terre, sur Google Map, il y a quelques semaines, j’ai tout de suite eu envie d’aller y jeter un œil.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui en partant du quai public de Les Cèdres, un très beau point d’accès au fleuve Saint-Laurent entre le lac Saint-François et le lac Saint-Louis. C’est de cet endroit que part le traversier pour cycliste reliant Les Cèdres à Saint-Timothée.

Pour me rendre à mon île, j’ai dû longer pendant sur une bonne distance la très longue digue coupant le fleuve en deux en amont du barrage de Les Cèdres et des îles de Saint-Timothée. Heureusement, il y a un passage au milieu de la digue qui permet de passer de l’autre côté sans la contourner complètement.

En pagayant vers mon île, j’ai aperçu deux petits quais. J’ai tout de suite conclu qu’il y avait au moins un chalet sur ce petit bout de terre et que je n’allais pas pouvoir aborder. Je me trompais. En m’approchant davantage, j’ai constaté que j’avais plutôt affaire à une «île déserte meublée».

Quelques tables, une chaise longue, un support à hamac, des emplacements pour faire un feu… De toute évidence, l’île est fréquentée pas des «squatters» qui l’ont aménagé de façon rudimentaire. Ces mystérieux visiteurs ont même pris la peinte d’installer une pancarte proclamant le nom de leur îlot : l’Île à Gaétane.

J’ai plongé en apnée autour de l’île et découvert un paysage sous-marin particulier. Autour de l’île, il y a une bande de fond sablonneux encerclée par de la végétation très dense. L’eau est très peu profonde. L’aire de sable est habitée par des très nombreux suceurs de tout acabit.

J’ai aussi vu d’énormes carpes, des poissons qui détalent comme des fusées quand ils aperçoivent des plongeurs.

À force de chercher, j’ai aussi fini par repérer quelques spécimens d’espèces plus nobles. Des achigans et un tout petit brochet. D’innombrables perchaudes et crapets habitent aussi les environs.